L’essai du Jeanneau TH38
Nous vous le disons tout de suite : nous avons beaucoup aimé le Jeanneau TH38, nous l’avons même adoré.
Nous avons testé ce catamaran équipé d’une paire de Mercury V10 Verado 350 dotés du système Joystick. La première surprise est venue alors que nous étions encore au port : ce catamaran manœuvre avec une facilité et une confiance remarquables, une caractéristique qui élimine efficacement toutes les préoccupations d’un propriétaire en matière d’amarrage.
En cours
Une fois en route, la grande stabilité du bateau n’est pas une surprise. Le fait d’être équipé de deux coques permet d’amortir considérablement l’action des vagues, qui étaient bien présentes le jour de notre test.
La transition vers un plan est douce et progressive ; le Jeanneau TH38 se soulève de l’eau avec une grande facilité et commence à naviguer sur les vagues avec le genre de confort que seul un catamaran peut offrir. Le premier test que j’ai effectué a été, bien sûr, de diriger l’étrave directement vers les vagues qui, dans notre cas, mesuraient bien plus d’un mètre de haut.
C’est l’un des tests les plus difficiles pour un catamaran en raison de la structure qui relie les deux coques. Le Jeanneau TH38 a passé ce test avec brio, aussi bien en croisière à 25 nœuds qu’en poussant les gaz à fond. Dans les deux cas, le comportement sur les vagues s’est avéré sûr et confortable ; Marc Lombard a clairement fait un travail fantastique en concevant cette coque.
En le poussant à la limite, nous avons facilement atteint et dépassé les 30 nœuds, atteignant même 33,5 nœuds à plusieurs reprises. Cette vitesse de pointe est supérieure à ce que le chantier naval annonce officiellement, mais bien plus que les performances absolues, ce qui m’a le plus impressionné, c’est le sentiment constant et absolu de sécurité et le haut niveau de confort que le Jeanneau TH38 a constamment procuré.
Dans les virages
A plus de 25 nœuds, j’amorce un virage serré sur tribord. Le Jeanneau TH38 ne s’incline que très légèrement – pas plus de quelques degrés – tout en traçant une trajectoire circulaire parfaite, à plat sur l’eau, qui reste inchangée même si vous accélérez ou décélérez. Le sentiment à bord est celui d’une grande sécurité et, de façon inattendue, d’un grand plaisir : on se croirait dans un kart !
Comment le Jeanneau TH38 se comporte-t-il au mouillage ?
Pour simuler le comportement du Jeanneau TH38 au mouillage, nous nous sommes simplement arrêtés au milieu de la mer alors que les vagues nous atteignaient sans aucun abri. C’est une condition normalement rédhibitoire pour les monocoques qui sont souvent contraints d’installer des stabilisateurs gyroscopiques. Eh bien, même dans cette situation difficile, notre chat nous a permis de bavarder agréablement dans un grand confort, avec très peu de roulis.
Il est clair qu’au mouillage dans une baie, il offrira sans aucun doute des journées marquées par une stabilité absolue.